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>> Acheter Planète Corrida n° 99
L’Art de Vivre
Je sacrifie au rite des souhaits une fois encore mais cette année j’aimerais que mes voeux d’aficionada tendent plus particulièrement vers l’art que nous aimons et défendons envers et contre les antis mais aussi contre les marchands du Temple. Je suis stupéfaite pour ne pas dire outrée, et heureusement je ne suis pas la seule, par le comportement mercantile et trompeur de certains. Matador de toros ? Peut-on encore qualifier de ce titre glorieux ceux qui acceptent la compromission rémunérée d’une corrida sans mise à mort ?
Sans mort il n’y a pas de vie. Sans vie il ne peut y avoir d’art et la corrida est un art. Art de vivre et de mourir pour le toro comme pour le torero. Une faena c’est, en un quart d’heure, le condensé d’une vie de brave ou de couard avec ses peines et ses joies, ses défaites et ses victoires. Tout enfant, j’ai senti dans mon coeur deux sentiments contradictoires : l’horreur de la vie et l’extase de la vie écrivait Baudelaire. La finalité de la corrida, de la vie d’un toro de combat, c’est sa mort en piste, ou sa grâce dans le meilleur des cas, mais jamais au grand jamais, cela ne saurait être une exécution honteuse d’une balle dans la tête dans un chiquero.
Je souhaite que l’exemple de Quito ne fasse pas d’émules capables de présenter pareille pantomime ! Je souhaite que les antis arrêtent leurs provocations. Ils ont le droit de ne pas cautionner ce que nous aimons, mais qu’ils nous f… la paix et que leurs égéries trouvent des fiancés ! Je souhaite des toros braves, des piques sincères, des faenas non profilées et des suertes suprêmes exécutées dans les règles.
Enfin je vous souhaite à tous, amis lecteurs, une superbe année 2012.
Michelle CATALA |